Penser l’arbre n’est pas une occupation secondaire dans la culture occidentale contemporaine. Elle accompagne une remise en cause profonde de notre rapport au vivant : depuis les ouvrages pionniers de Francis Halle dans les annees 1990 jusqu’aux publications grand public des annees 2020, le vegetal s’invite dans l’espace des idees. L’arbre cesse d’etre un simple objet de botanique pour devenir un miroir philosophique, un interlocuteur imaginaire, un modele de mode d’etre.
Cette bascule est porteuse d’une exigence nouvelle. Penser comme un arbre, titre choisi par Jacques Tassin pour l’un de ses essais majeurs, ce n’est pas simplement metaphoriser. C’est tenter d’approcher, par les methodes de la science et de l’imagination litteraire, une autre maniere d’etre au monde : lente, patiente, distribuee, territoriale, silencieuse. L’arbre devient un analyseur des limites de la pensee anthropocentrique.
Ce guide pilier parcourt plusieurs entrees de cette philosophie de l’arbre : les travaux de Jacques Tassin et du CIRAD, le jardin en mouvement de Gilles Clement, les traditions non occidentales qui ont accorde a l’arbre une place centrale, la question contemporaine des forets primaires et notre responsabilite collective envers elles, et enfin les arbres remarquables comme monuments naturels qui nous invitent a regarder autrement.
Penser avec l’arbre
Penser avec l’arbre suppose d’abandonner plusieurs habitudes cognitives heritees de la tradition philosophique occidentale.
La premiere est le primat de la mobilite. Notre tradition associe l’intelligence a la capacite de se mouvoir, de fuir, de poursuivre. L’arbre est immobile ; il nous parait, par ce seul fait, diminue. Mais son immobilite n’est pas une carence ; c’est un choix evolutif. L’arbre a resolu les problemes de l’existence (trouver de l’eau, se nourrir, se defendre, se reproduire) sans se deplacer. Son corps est un systeme d’adaptation infinie au lieu.
La deuxieme habitude est le primat de l’individu. Nous pensons d’abord en termes d’individus separes, interagissant avec leur environnement. L’arbre n’existe pas isolement : il vit en interaction permanente avec les champignons mycorhiziens (symbiose racinaire), avec les insectes pollinisateurs, avec les oiseaux frugivores, avec les autres arbres via les reseaux fungiques souterrains (reseaux dits wood wide web). L’arbre est un noeud dans un reseau, pas une piece separee.
La troisieme habitude est le primat de la hierarchie. Nous imaginons les etres vivants selon une hierarchie (humains au sommet, puis mammiferes, puis vertebres, puis insectes, puis plantes). L’arbre occupe une place marginale dans cette echelle. Or, en termes de biomasse, de longevite, de complexite metabolique, les plantes dominent la vie terrestre. Cette inversion de perspective est le coeur de la pensee vegetale contemporaine.
Penser avec l’arbre, c’est donc pratiquer une decolonisation de la pensee humaine par le vivant vegetal. Cette pratique a des consequences pratiques : elle nous incite a l’humilite, a la patience, a l’observation, a la reconnaissance des droits du vivant. Elle reconfigure notre rapport au temps (decennies, siecles) et a l’espace (territoires, bassins versants, continents).
Jacques Tassin et le CIRAD
Jacques Tassin est probablement le vulgarisateur francophone le plus lu sur la pensee vegetale contemporaine. Ecologue au CIRAD (Centre de cooperation internationale en recherche agronomique pour le developpement), il a travaille pendant trente ans sur les ecologies forestieres, notamment en zone tropicale, et developpe une oeuvre d’essais qui croise rigueur scientifique et exigence philosophique.
Penser comme un arbre (2018)
Dans cet essai devenu une reference, Tassin invite le lecteur a deplacer son point de vue : regarder l’arbre non comme un objet observe mais comme un sujet vivant. Il montre comment l’arbre, par son corps et par son mode de vie, incarne une intelligence sans cerveau : une intelligence distribuee, corporelle, relationnelle, patiente. Tassin ne verse pas dans le mysticisme ; il appuie chaque propos sur les donnees de la biologie vegetale contemporaine (cambiums, meristemes, hormones, reseaux mycorhiziens).
“L’arbre n’est pas un sujet passif. Il oriente sa croissance, module ses echanges chimiques, anticipe les saisons, communique avec ses voisins. Il produit un monde a son echelle, et ce monde nous concerne.” — Jacques Tassin, paraphrase de Penser comme un arbre.
A quoi pensent les plantes (2020)
Suite naturelle du precedent, ce volume aborde la question controversee de la cognition vegetale. Tassin distingue avec prudence ce qui releve de l’analogie et ce qui releve du constat empirique. Les plantes apprennent (reponse differenciee a des stimuli repetes), memorisent (modifications epigenetiques), decident (orientation de la croissance selon des signaux multiples). Mais elles ne pensent pas au sens ou un humain pense. Tassin trace les contours d’une cognition distribuee, distincte de la cognition animale.
A l’amour comme a la guerre (2022)
Dernier volet de sa trilogie, cet essai aborde les strategies de coexistence des plantes : competition, cooperation, symbiose, alliance. Tassin montre que le vivant vegetal est d’une complexite relationnelle inattendue : les plantes se defendent (produits chimiques toxiques, epines, tannin), se coopererent (reseaux mycorhiziens partageant les nutriments), se parlent chimiquement (signaux volatils entre individus d’une meme foret).
Les ouvrages de Tassin sont publies chez Odile Jacob et chez Actes Sud. Ils sont accessibles a un large public sans sacrifier la rigueur scientifique.
Gilles Clement et le jardin en mouvement
Gilles Clement (ne en 1943) est paysagiste, ingenieur agronome, botaniste et ecrivain. Il est l’auteur du concept de jardin en mouvement qui a transforme l’approche contemporaine du paysage francais et europeen.
Le jardin en mouvement
Le concept, elabore dans les annees 1970-1980 dans le jardin de la Vallee a Argenton-sur-Creuse (son jardin experimental personnel), propose une rupture avec la tradition horticole classique (jardin geometrique, composition figee, maitrise absolue du paysagiste). A la place, Clement propose d’accompagner les dynamiques vegetales spontanees.

Dans un jardin en mouvement, les especes pionnieres, les adventices, les semis spontanes sont les bienvenus. Le jardinier selectionne, taille, favorise certaines especes, mais n’impose pas une composition rigide. Le paysage evolue a chaque saison, a chaque annee, selon les interactions entre les especes, les pollinisateurs, les oiseaux, le climat.
Cette philosophie a trouve son expression publique la plus connue dans le Parc Andre Citroen a Paris (ouvert en 1992) et dans le Parc Henri Matisse a Lille (ouvert en 1995), ou Clement a laisse volontairement des zones de friches urbaines hautement biodiverses.
Le jardin planetaire
Au-dela du jardin individuel, Clement etend son approche a l’echelle du globe avec le concept de jardin planetaire. La Terre dans son ensemble est consideree comme un jardin que l’humanite doit jardiner : accompagner les dynamiques naturelles, reconnaitre les flux d’especes, accepter les migrations climatiques, favoriser la biodiversite.
Cette approche remet en cause la distinction rigide entre especes indigenes et especes exotiques. Clement plaide pour une acceptation raisonnee des especes allochtones non invasives, au nom du brassage planetaire et de l’adaptation climatique.
Le tiers paysage
Autre concept cle de Clement, le tiers paysage designe les zones de friches, interstices, delaisses, jacheres, bords de routes, qui accueillent spontanement une biodiversite remarquable sans amenagement. Ces espaces, souvent invisibles, constituent l’un des principaux reservoirs de biodiversite urbaine et periurbaine.
Clement plaide pour leur reconnaissance juridique et paysagere : plutot que de les urbaniser ou de les transformer en jardins manicures, les laisser jardiner par le vivant. Cette idee a directement influence les politiques de biodiversite urbaine a Paris, Lyon, Bruxelles et Montreal.
L’arbre dans les cultures non occidentales
L’arbre a occupe une place centrale dans de nombreuses cultures non occidentales, avec des statuts philosophiques radicalement differents de ceux de la tradition europeenne.
Le Japon et le Shinto
Dans la cosmologie Shinto, certains arbres (surtout les cryptomerias japonais, les camphriers et les pins) abritent des kami, entites divines non anthropomorphes qui incarnent la force vitale du monde. Ces arbres sacres sont signales par un shimenawa (corde de paille) et un papier rituel. Les sanctuaires Shinto sont frequemment etablis autour d’un arbre sacre (ou d’un bosquet sacre, chinju no mori).
La tradition japonaise du shinrin-yoku (bain de foret) prolonge cette relation : passer du temps dans une foret ancienne aurait des effets therapeutiques mesurables (reduction du cortisol, renforcement immunitaire, diminution de la pression arterielle). Les etudes scientifiques japonaises des annees 2010 ont partiellement valide cette intuition : les composes volatils emis par les arbres (phytoncides) ont des effets documentes sur la physiologie humaine. Cette dimension ouvre sur un territoire de recherche plus large : la nature comme levier de sante mentale. Les approches integratives qui combinent activite en exterieur et soin psychologique s’appuient precisement sur ces donnees — et sur le constat clinique que la frequentation reguliere des espaces arbores ameliore durablement l’humeur et reduit les symptomes anxieux.
L’Inde et l’arbre sacre
Dans la tradition hindoue, plusieurs arbres occupent une place centrale : le pipal (Ficus religiosa) sous lequel le Bouddha aurait recu l’illumination, le banyan (Ficus benghalensis) qui symbolise l’eternite par ses racines aeriennes formant plusieurs troncs, le manguier et le tulasi (basilic sacre). Les rituels quotidiens hindous incluent des offrandes aux arbres sacres.
Le pipal est considere comme l’habitat de la trinite hindoue (Brahma dans les racines, Vishnu dans le tronc, Shiva dans le feuillage). La tradition jaine, tres rigoureuse sur la non-violence (ahimsa), protege les arbres anciens comme des etres sentients. Les femmes Bishnoi du Rajasthan ont en 1730 sacrifie leur vie pour proteger des arbres khejri que le maharajah voulait abattre : episode fondateur de l’ecologie radicale indienne.
L’animisme celte
Avant la christianisation, les Celtes europeens (Gaulois, Bretons, Irlandais, Gallois) avaient une cosmologie ou certains arbres etaient habites par des entites divines ou ancestrales. Le chene etait considere comme sacre par les druides (le nom druide derive probablement de drus, chene). Les bosquets sacres, appeles nemeton, servaient de lieux de culte.
Certaines traditions celtiques subsistantes (Irlande, Pays de Galles, Bretagne) maintiennent un respect particulier pour les arbres fees : aubepines solitaires, sorbiers, frenes isoles. Les detruire est considere comme porteur de malchance. Plus qu’une superstition, c’est un outil de conservation culturelle : combien d’arbres remarquables irlandais doivent leur longevite a cette tradition ?
Les Kogi de la Sierra Nevada colombienne
Les Kogi, peuple autochtone de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, maintiennent une cosmologie vegetale particulierement elaboree. Dans leur vision, la Terre est un etre vivant (Mere Terre, Aluna) dont les arbres sont les organes respiratoires. Les mamos (pretres) consacrent leur vie a l’interpretation des messages de la foret et a l’harmonisation des relations entre humains et non-humains. Leur avertissement au monde moderne, documente dans le film From the Heart of the World (1990), reste d’actualite.

Ces cosmologies ne sont pas des curiosites ethnographiques. Elles proposent des grammaires philosophiques alternatives que la pensee ecologique contemporaine reintegre progressivement dans ses categories. La sagesse paysanne europeenne elle-meme en a conserve des traces dans ses proverbes sur l’arbre et la foret : “Qui plante un arbre plante un espoir”, “Mieux vaut un cheveu blanc qu’un arbre coupe”, autant de formules ramassees qui disent la relation longue du paysan a la vegetation ligneuse de son pays.
Les forets primaires et nos responsabilites
Une foret primaire est une foret qui n’a jamais ete exploitee par l’industrie humaine et qui conserve l’integralite de ses cycles naturels : regeneration spontanee, bois mort laisse au sol, diversite complete des strates (canopee, sous-bois, herbacees), cortege complet des especes associees.
Etat des forets primaires
A l’echelle planetaire, les forets primaires ne representent plus qu’environ 20 % de la surface forestiere totale, et elles continuent de regresser. Les principales sont :
- L’Amazonie (Bresil, Perou, Colombie, Venezuela) : plus vaste massif primaire mondial, menace par la deforestation agricole
- Bassin du Congo (RDC, Gabon, Cameroun) : deuxieme massif mondial
- Taiga siberienne : plus grande foret boreale du monde
- Nouvelle-Guinee : forets tropicales mal connues
- Patagonie et iles australes : forets boreales de l’hemisphere sud
- Bialowieza (Pologne-Bielorussie) : derniere foret primaire europeenne continentale
- Slovenie et Roumanie : petits fragments des Carpates
En France continentale metropolitaine, il ne reste aucune foret primaire. Toutes les forets francaises ont ete exploitees ou plantees depuis plusieurs siecles. Quelques parcelles en Corse et dans les Cevennes s’approchent de conditions primaires. En outre-mer, la Guyane francaise abrite encore des milliers d’hectares de foret primaire.
Les responsabilites contemporaines
La disparition des forets primaires est une perte irreparable a l’echelle des temps humains. Une foret primaire met entre 500 et 1000 ans a se reconstituer apres une coupe industrielle. Les especes specialisees (lichens, champignons saproxyliques, coleopteres, chauves-souris arboricoles) ne se reinstallent pas dans une foret secondaire.
Plusieurs initiatives tentent de preserver ou de restaurer des fragments de foret primaire :
- Reserves integrales : zones ou toute exploitation est interdite, laisant la nature evoluer seule. L’Office national des forets (ONF) en maintient quelques-unes en France.
- Reensauvagement (rewilding) : concept developpe par la Rewilding Europe qui vise a creer des reserves continues ou la nature se regenere, notamment dans les Carpates, le delta du Danube, les Apennins.
- Forets primaires futures : l’initiative Francis Halle-Association pour la creation d’une foret primaire en Europe de l’Ouest. Objectif : acquerir 70 000 hectares en Europe occidentale pour laisser pousser une foret primaire sur plusieurs siecles. Projet pilote en cours.
La question des forets primaires pose celle de notre rapport aux temps longs. Restaurer une foret primaire est un acte qui ne beneficiera qu’a des generations eloignees, sur des siecles. C’est l’inverse de la logique court-termiste contemporaine.
L’arbre remarquable
La notion d’arbre remarquable designe un arbre qui se distingue de ses congeneres par sa taille, son age, sa beaute, son histoire ou son rapport a une communaute. La France dispose depuis 1994 d’un label Arbre Remarquable de France decerne par l’association A.R.B.R.E.S. apres expertise.
Les criteres
Un arbre remarquable peut etre distingue par :
- Sa dimension exceptionnelle : hauteur (exemple : les sapins de la Foret de Villers-Cotterets), circonference (Chene des Partisans de Fontainebleau, 9 metres de circonference), age (If de Bocraie en Indre-et-Loire, 2500 ans estimes)
- Sa valeur historique : arbre-temoin d’un evenement, arbre plante par un personnage historique, arbre de justice
- Son role symbolique : arbre de la Liberte, arbre sacre local, arbre du village
- Sa valeur biologique : arbre abritant une biodiversite exceptionnelle, porteur d’especes rares
Plus de 800 arbres sont actuellement labellises en France. Le site de l’association A.R.B.R.E.S. (www.arbres-patrimoine.fr) en tient le recensement geolocalise.
Les plus celebres
Quelques exemples emblematiques :
- Le Chene de Saint-Martin de Pressac (Vendee) : chene pedoncule de 700 ans, 11 metres de circonference
- Le Chataignier de la Chapelle (Loir-et-Cher) : arbre creux de 1000 ans, dans lequel une chapelle a ete amenagee
- L’If d’Estry (Calvados) : 1200 ans estimes, monument naturel classe
- Le Platane du Grand Couronne (Seine-Maritime) : 30 metres de hauteur
- Le Tilleul de Sully (Chene-en-Semine, Haute-Savoie) : plante vers 1593 sous Henri IV
- Le Hetre de Saint-Pierre (Cotes-d’Armor) : hetre tortillard de 350 ans
- Le Chene-Chapelle d’Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime) : chene creux transforme en chapelle au XVIIe siecle
La responsabilite collective
Un arbre remarquable est un patrimoine collectif. Sa preservation demande une vigilance constante : pression fonciere, elagage inapproprie, changement climatique, maladies. Plusieurs arbres labellises ont ete abattus ou endommages dans les dernieres annees malgre leur statut.
L’association A.R.B.R.E.S. et les collectivites territoriales dialoguent pour renforcer la protection juridique. Certaines communes ont cree des statuts locaux (arbres communaux d’interet patrimonial) qui complatent le label national.
Lire pour continuer
Pour approfondir la pensee vegetale et la philosophie de l’arbre, voici une bibliographie raisonnee.
Essais francophones contemporains
- Jacques Tassin, Penser comme un arbre, A quoi pensent les plantes, A l’amour comme a la guerre (Odile Jacob). Trilogie essentielle, accessible et rigoureuse.
- Francis Halle, Eloge de la plante, Plaidoyer pour l’arbre, La condition tropicale. Pionnier francais de la botanique philosophique.
- Gilles Clement, Le jardin en mouvement, Manifeste du Tiers paysage, Le jardin planetaire. Le paysagiste-philosophe francais de reference.
- Ernst Zurcher, Les arbres entre visible et invisible. Dendrologue suisse qui explore les rythmes et sensibilites vegetales.
- Peter Wohlleben, La vie secrete des arbres (traduction francaise). Vulgarisation allemande tres diffusee.
Essais anglophones traduits
- Stefano Mancuso, L’intelligence des plantes, Revolution verte. Biologiste italien, pionnier de la neurobiologie vegetale.
- Robert Macfarlane, Underland (traduit Soubois). Essai litteraire majeur sur les sous-sols forestiers.
Ouvrages patrimoniaux
- Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres. Nouvelle courte, devenue classique.
- Italo Calvino, Le baron perche. Roman mythologique sur un homme qui vit dans les arbres.
- Sylvain Tesson, Dans les forets de Siberie. Carnet d’immersion dans une taiga russe.
- Guy de Maupassant, nouvelles normandes. Chroniqueur litteraire du bocage normand a la fin du XIXe siecle, Maupassant a decrit avec une precision anthropologique inegalee les pommiers de cidre, les paysans, les pres-vergers et les fermes. Sa relation au paysage rural se lit dans ses nouvelles les plus ancrees dans le terroir — et dans le travail biographique que lui consacre le site Bel-Ami, qui rassemble les textes et le contexte geographique des recits normands.
Pour approfondir la biodiversite et les paysages
- Biodiversite des haies : oiseaux, insectes, mammiferes — pour passer du philosophique au naturaliste concret.
- Le bocage breton : histoire, massifs, reconquete — pour un cas historique francais.
- Agroforesterie : panorama d’une revolution agricole douce — pour l’action concrete.
- Ecologie paysagere : ruissellement, erosion, corridors — pour l’echelle du bassin versant.
L’arbre n’est pas un sujet a epuiser. Il est un prisme qui revele quelque chose de nous-memes. Chaque ouvrage, chaque promenade en foret, chaque plantation de haie ajoute une nuance a cette comprehension progressive. La tache ne connait pas de fin, et c’est precisement pour cette raison qu’elle merite d’etre poursuivie.